[Bann' par Miss Belgium, interdiction de la prendre merci]
Aloha tout le monde !
Alors voilà, une petite idée qui m'est venue en regardant House et la relation de Cameron et Chase. <3
Ca a donné ça. Je tiens à m'excuser pour ceux et celles d'entre vous qui seraient allergiques à la guimauve fleur bleue parce que ce ship est de ce genre. Quoique je sais que je peux faire pire :p.
Je vous souhaite une bonne lecture ^^.
You have stolen my heart
Leur relation durait depuis quelques mois déjà. Enfin, relation était un bien grand mot. Aujourd'hui, ça allait leur faire six mois d'amitié améliorée. Ou deux amis ayant une libido non comblée s'associent pour satisfaire leurs envies. Et c'était leur cas. Depuis six mois, donc, ils se retrouvaient au minimum une fois par semaine, chez l'un ou chez l'autre. Parfois, ils agissaient aussi au NCIS, dans l'ascenseur, les toilettes, et avaient même emprunté une fois à Michelle et Palmer une table d'autopsie.
Mais aujourd'hui, c'était différent. Aujourd'hui allait être le jour où Tony changerait son destin, ainsi que celui de sa partenaire.
« Salut ».
Il s'approcha de sa collègue, déjà au travail, posa ses coudes sur le bureau et prit une grande inspiration.
« Ecoute Ziva, je sais qu'aujourd'hui ça fait six mois...
-Six mois quoi ? fit-elle, continuant de taper un rapport.
-Tu ne sais pas ? Moi qui pensais que c'était les filles qui avaient la mémoire des dates ...Six mois qu'on est ... disons, intimes...
-Ah oui. En effet. Et alors ? »
Elle tourna la tête en soufflant. Tony était surpris. D'habitude, quand ils en parlaient, elle était un minimum intéressée. Et pourtant, aujourd'hui, elle le fixait de ses yeux noirs, qui n'affichaient rien d'autre qu'un agacement pour avoir gâché son temps de travail. Au moins, ça allait certainement être plus facile comme ça ...
« Il faut qu'on arrête. »
Il était aux aguets, et essayait de décrypter son visage, toujours fermé. Elle n'avait eu aucune réaction. Tant mieux pour lui...
« Okay. Alors on arrête. »
Ziva lui sourit tout de même, d'un sourire sans joie, forcé. Et il reçut comme un coup, là, dans sa poitrine. En plein dans ce muscle assurant la circulation de son sang, qui battait la chamade un instant auparavant, et qui avait arrêté de fonctionner tout d'un coup. Un coup au c½ur. Il lui sourit néanmoins en retour et se mit au travail.
Après tout, pourquoi s'en étonner ? Elle n'exprimait jamais ses sentiments, même pendant leurs ébats. Ou surtout. Il ne savait même pas quel mot utiliser. Au départ, il ne voulait que des parties de jambes en l'air. Mais pourquoi se mentir...Il était amoureux d'elle bien avant de commencer ce petit jeu. Et ce jeu venait de le tuer. Il voulait arrêter, car continuer à être faux, il ne le supportait plus. Et savoir que pour elle, ce n'était rien, cela le réconfortait dans son idée. Il voulait une vraie relation avec elle. Elle n'en voudrait jamais. Autant se faire une raison un jour ou l'autre. Même si ça faisait mal, très mal.
Elle l'avait su dès qu'il était entré dans la pièce. Alors elle fit ce qu'elle savait faire le mieux, en une dixième de seconde, elle se forgea un masque impassible, presque indestructible, pour se préparer à ce qui allait suivre.
« Ecoute Ziva, je sais qu'aujourd'hui ça fait six mois...
-Six mois quoi ? » Son ton était dur. Elle ne le regarda pas. Elle ne le voulait pas. Ne pas voir son visage, son air sérieux. Et pourtant.
« Tu ne sais pas ? Moi qui pensais que c'était les filles qui avaient la mémoire des dates ...Six mois qu'on est ... disons, intimes...
-Ah oui. En effet. Et alors ? »
Elle serra les dents et tourna la tête. Elle le savait. Elle s'en doutait depuis quelques jours déjà. Mais elle avait espéré que ce ne soit rien, juste passager...Et merde. Raté.
« Il faut qu'on arrête. »
Malgré le fait qu'elle s'y attendait, le temps s'était suspendu. Plus rien n'existait autour d'eux. Il se tenait, là, devant elle, si près ... Et la bulle qu'elle s'était imaginée autour d'eux deux venait d'éclater. Alors voilà ? Ça allait finir comme ça ?
« Okay. Alors on arrête. »
Oui. Ca allait finir comme ça.
Elle fit une chose qu'elle n'aurait jamais imaginée possible : elle lui sourit. Juste une seconde. Puis, elle se replongea dans son travail, ses pensées tournées malgré elle vers l'homme qu'elle aimait depuis longtemps. Ouch, son c½ur saignait. Elle le sentait qui battait à tout rompre. Sa respiration devint saccadée. Sa vision se troubla. Mais il fallait continuer, et ne pas flancher ; pas tout de suite, du moins.
Et la journée passa. En silence. Evidemment.
Il rentra chez lui. Malheureux comme jamais. Un c½ur brisé, c'est grave docteur ? Il s'assit devant la télé. Oh, Bond, James Bond. Zut, il le connaissait déjà par c½ur celui-là... Pierce Brosnan, le meilleur des 007.
Il fixa l'écran sans le voir. Son esprit vagabondait vers une petite brune israélienne, piquante et déroutante. Qu'il aimait à en crever. Dommage, ce n'était pas réciproque. Merci Cupidon.
Il resta ainsi une demi-heure à ne rien faire, lorsqu'on frappa à la porte. Il se leva paresseusement, il n'avait envie de voir personne. Y comprit elle. Surtout elle.
Trop tard, elle rentra dans son appartement avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche.
Il n'y croyait pas vraiment. La voir devant lui, la tête baissée, son regard fuyant. Il alla ouvrir la bouche mais elle fut plus rapide que lui.
« Ecoute, Tony ... Oublie ce que j'ai dit tout à l'heure. Je veux pas qu'on arrête, surtout pas. C'est juste que ...J'ai peur, okay ? J'ai jamais ressenti ça auparavant... Je t'aime. Je veux qu'on arrête de se chercher, je te veux, toi. »
Pour être sonné, ça, il l'était. Alors, en tant que toute personne a priori normale, étant devant la femme de ses rêves, il s'approcha d'elle et l'embrassa. Passionnément. Comme pour se prouver qu'il ne rêvait pas, que c'était bien elle. Pour la sentir dans ses bras aussi, la savoir contre lui. La joie gonflait son c½ur. Il était heureux. Et elle aussi.
Elle n'en revenait pas. Il y avait vingt minutes, Ziva était prostrée devant cette porte en bois ne sachant que faire. Entrer et tout lui dire, même si c'était pour se rétamer après ? Ou laisser passer une chance d'être heureuse avec l'homme de sa vie et le regretter jusqu'à la fin de ses jours ? La réponse était évidente, mais sa main lui désobéissait obstinément. Ce n'était pas si compliqué de frapper à une porte, si ? Le bras levé, elle était restée debout, comme une idiote, pendant un bon quart d'heure, à se demander si elle allait oser ou non. Et finalement, oui.
Lorsque Tony lui ouvrit, elle n'en revenait pas. Il avait perdu l'étincelle dans son regard, ses yeux étaient tristes...Elle avança dans la pièce, respira un grand coup et après plusieurs hésitations, se lança.
« Ecoute, Tony ... Oublie ce que j'ai dit tout à l'heure. Je veux pas qu'on arrête, surtout pas. C'est juste que ... J'ai peur, okay ? J'ai jamais ressenti ça auparavant ... Je t'aime. Je veux qu'on arrête de se chercher, je te veux, toi. »
Et merde, il ne dit rien. Et soudain ... Une seconde plus tard, elle se tenait dans ses bras. C'était si bon ...Elle l'aimait, il l'aimait. C'était... Parfait.
The End.
Edit de Miss Belgium: Ah je croyais que t'allais faire des modif' mais y en n'a pas finalement xD
Edit de ta clone : de 1, pas d'inspi, de 2, la flemme :p et puis j'avais peur d'en faire trop (genre ^^)
Euh nan, c'est pas miss Belgium qui l'a écrit, c'est la Claudette XD